LA SAVONNERIE

J’ai créé ma savonnerie Le Temps du Savon en août 2018 à la Chaume aux Sables d’Olonne. L’atelier se trouve pour l’instant, au rez de chaussée de mon domicile; cette savonnerie est née à la fois d’une envie créatrice (créer, imaginer, formuler des recettes, créer mon entreprise, mon univers de travail, et d’un besoin de sens (mettre en mouvement mes valeurs, m’inscrire dans l’action concrète, fabriquer de mes mains, être indépendante). J’ai envie de vous proposer une gamme de savons qui soit simple, loin des codes du marketing cosmétique et qui fait la part belle aux matières premières produites en Vendée. La savonnerie, conformément à la réglementation est enregistrée auprès de l’ANSM, et mes formules sont validées par un pharmacien.

Qui suis-je ?

 

C’est à 40 ans que j’ai décidé de devenir savonnière et d’amorcer ce virage professionnel. Je ne saurais pas vous dire comment le savon est arrivé dans ma vie. J’utilisais des savons saponifiés à froid depuis une quinzaine d’année ; à l’époque on en trouvait difficilement. 

Je me suis un jour questionnée sur la façon dont on les fabriquait. On m’a alors expliqué que cela était assez compliqué au niveau règlementaire et je ne me suis pas attardée. Et puis, le hasard (ou pas) m’a fait rencontré une ancienne savonnière avec qui j’ai échangé … la graine était plantée … l’idée a germé et cheminé … 

J’ai d’abord fait des stages auprès de différentes savonnières puis j’ai suivi la formation nécessaire. En 2018, je créais ma savonnerie artisanale aux Sables d’Olonne en Vendée.

Photo de Christelle Gillaizeau savonnière artisanale aux Sables d'Olonne

Ma démarche

Ma démarche et l’identité de ma savonnerie s’articulent autour de 2 grands axes :

un ancrage local

 

La savonnerie est située aux Sables d’Olonne, mon lieu de vie. Je me positionne comme une artisane locale, à la façon de l’artisan boulanger au coin de la rue. Je privilégie la vente directe notamment sur les marchés de producteurs et artisans. J’ai également choisi d’avoir un réseau de revendeurs situés principalement en Vendée

illustration savonnerie artisanale les sables d'olonne vendée

 etre en lien

 
  • La vente directe me permet d’être en lien avec vous, ma clientèle, d’échanger, de vous expliquer mon travail, et d’avoir vos retours sur les produits.
  • Choisir un réseau de commerces de proximité en Vendée, c’est entretenir un lien avec des entrepreneur-es vendéens-nes, tisser un lien de confiance, soutenir l’économie locale plutôt que de me contenter d’être en lien avec des plates-formes d’achat.
  • Choisir de m’approvisionner le plus possible en Vendée, c’est tisser des liens avec des producteurs-ices, soutenir là aussi l’économie locale.

mes ingrédients

J’utilise des ingrédients issus pour la plupart de l’agriculture biologique et j’essaie de favoriser l’approvisionnement local et français. Depuis 2020, cette dimension prend de plus en plus d’importance dans le développement de nouveaux produits. Vous ne trouverez pas ici de produits à base d’huile d’argan, d’avocat, jojoba, beurre de cacao… Je limite les importations (huile de coco, karité, olive) et je souhaite davantage valoriser des huiles origine France comme l’huile de tournesol, l’huile de colza, l’huile d’amandon de prune..

Les matières premières origine Vendée

Les matières premières origine France

  • Argiles, huile de nigelle, huile d’amandon de prune, soude caustique, eau, charbon végétal, huile essentielle de lavandin.

Les matières premières importées

  • Huile de coco, huile d’olive, huile de ricin, café , cacao, graines de pavot, amandes, huiles essentielles, amandes, coquelicots.

 

illustration savonnerie artisanale les sables d'olonne vendée

Ma fabrication

illustration savonnerie artisanale les sables d'olonne vendée

 

Ce qui me plaît dans le métier de savonnière c’est de transformer la matière ! Passer de l’état liquide au solide, d’une matière à une autre matière.
Le savon est le résultat d’une réaction chimique entre un corps gras, de l’eau et une base forte (soude ou potasse)

Il y a différentes façons d’obtenir du savon : avec de la soude ou de la potasse, en travaillant à froid ou en cuisson.

Pour les savons solides, j’ai choisi la méthode de saponification à froid car elle permet plus de créativité : on peut utiliser une plus large gamme d’huiles notamment des huiles qui se détérioreraient avec la cuisson, une plus grande palette d’effets visuels (marbrage, couleurs). Je les surgraisse entre 5 et 8%. avec cette méthode, les savons doivent être en cure (séchage) pendant 4 à 6 semaines au moins), afin de perdre de l’eau.

Pour les savons pâtes ou liquide, j’ai choisi la méthode saponification à chaud (au chaudron) car pour cette gamme j’utilise des huiles qui supportent la cuisson (olive, tournesol). Je les surgraisse également entre 2 et 4% 

 

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